Chute libre
Ô muse sentencieuse, antique inspiratrice,
Des scribes, des poètes, écrivains et consorts,
Des phrases, mots et lettres, illustre impératrice,
Je vais chanter ta chute affligeante, ton sort :
À l’âge d’or, il était un endroit
Comme un verger aux arbres verdoyants.
Là-bas vivaient, entre écureuils adroits,
Des oiseaux à plumage flamboyant.
Depuis toujours ruisselaient miel et lait
Sur cette terre où des fruits rouges et pleins
Poussaient, sauvages. En ce jardin parfait,
Il s’exhalait des fleurs un doux parfum.
Pourtant un jour tu te pris à songer
À courir le monde, la Terre ronde,
En faire le tour, enfin, pour changer.
Surtout, quitter ton étroite vallée
Qui te semblait une prison dorée.
Partir ? Que donc penser de cette idée ?
Tu allas voir à ce propos
Celui qui lit entre les lignes.
L’oracle émergea aussitôt
De sa fontaine aux eaux limpides.
« La liberté, c’est le pouvoir,
Mais l’abrupt rocher Tarpéien
Du Capitole n’est pas loin :
Prends garde alors de na pas choir. »
Dit-il avant de replonger.
Que pouvait-ce là signifier ?
Et maintenant, que décider ?
Partir. La nuit noire tomba.
À l’est, une étoile fila.
Déjà commençait l’escalade.
La montagne, dure et sombre,
Gardienne de roc et d’ombre,
Sentait ton sentier d’embûches
Agin que ton pied trébuche.
Ton âme laborieuse
Avait la volonté
D’œuvrer à en gagner
Le chef très colossal.
Tel jadis Sisyphe,
Tu livras, épique,
Contre le massif,
Un cœur à corps,
Pendant des heures,
À flanc d’à-pic.
Quel effort !
Tu grimpas,
Tu montas,
Surmontas,
Encore.
Plus haut !
Encore.
Deux pas !
Gauche.
Droite.
Libre !
…
..
.
La ligne argentée d’un horizon infiniment vaste s’évadait par-delà les lueurs rosées de l’aurore,
par-delà le feu du soleil nouveau s’extirpant des chaînes de montages gelées sous les neiges
éternelles, par-delà les nuages nacrés inondant les plaines, par-delà le pays merveilleux où, la
veille, étaient tombées l’étoile et sa lumière, par-delà ta propre vallée qui te semblait bien terne
désormais, par-delà, oui, toutes les terres et l’éther, et tout cela était si majestueux, si grandiose,
si beau, si long et si large que tu en eus le souffle court. Jamais tu ne t’étais sentie si vivante
que ce matin, le sommet complètement givré sous tes pieds nus, la chevelure librement ballottée
par des lentes bourrasques, le visage caressé par les chauds rayons solaires. L’air froid
exacerbait tes sens de telle sorte qu’il te semblait ressentir, sous ta peau, couler le sang vivace.
Autour de toi, de grands oiseaux emplumés de noir et d’argent, gracieux princes des nuées,
s’élevaient, volaient, tourbillonnaient, plus haut que jamais.
Tu dévalas le versant ensoleillé pour ensuite mettre le cap vers l’est, dans l’espoir de retrouver
l’étoile déchue et d’en admirer la beauté suprême. Là, les cimes blanches culminaient à une
altitude supérieure encore et promettaient d’autres horizons plus longs et plus larges encore.
Longtemps, tu courus, par monts, par vaux, par chemins. Puis, fatiguée, tu commenças à
marcher en suivant un vieux sentier. À chaque embranchement, tu pouvais choisir entre celui
qui montait, raide, difficile, rocailleux, mais qui te mènerait vers ton étoile, et celui qui
descendait, confortable, jonché d’herbe molle, celui qu’empruntaient chèvres et ânes. Ah, muse,
les routes qui abaissent, hélas, sont plus complaisantes que celles qui élèvent ! Pourtant, tu étais
libre, tu pouvais faire autrement, mais le pouvoir n’a, sans la volonté, aucune valeur.
En bref, les voies faciles te détournèrent de l’est et tu te portas au sud en perdant le nord pour
finalement dériver complètement à l’ouest, toujours plus bas, toujours plus plat, jusqu’aux
plaines sèches et infécondes.
Les nuages noyaient le soleil à son zénith, rendant l’atmosphère grise. Nul buisson ne poussait
ici, rien que de l’herbe jaune. Ce paysage, bien sûr, n’était pas bien beau, mais la balade ne
demandait que peu d’efforts. Des moutons dormaient sur le sol sale et poussiéreux, le dos posé
contre de gros cailloux, ou erraient vaguement sans montrer de la curiosité lorsqu’ils te
voyaient. Depuis un moment, les oisifs oiseaux à plumes noires avaient l’air de te poursuivre
tout en volant de plus en plus bas. À un moment, tu vis un vieux qui venait de l’est aussi. Il
toussait et perdait la boule, mais tu ne lui parlas pas : tu n’avais plus trop la langue dans la
poche, en tout cas pas pour parler à un papi russe.
À force de descendre tu arrivas d’un coup devant un précipice, un gouffre abrupt, si profond
que ça t’en donnas la chair de poule. Tu te penchas pour y voir dedans, mais soudain, gloups,
sur un tout petit gravillon, malheur, tu glousses…non ! Tu glisses. Pardon : quel lapsus ! Enfin,
quelle buse cette muse ! Les yeux béants et la bouche écarquillée, tu chutes.
Silence, tu tombe comme une feuille morte, c’est trop tragique, te copient les drôles d’oiseaux,
s’est dramatique, avec leurs plume noires d’encres et leurs faible zèles. Meme si tu voudrai
revenir dans ton pays de buissons et de arbres, ton royaume vers, tu peut pas. Au font du trou il
y à un marée-cage : tu cool come un brońze.
Tas papier ! Le Q dans l’O ! Argh ! Sa pu ! Tas pas trouwé létoile mai létoiletes ! Pas d’astre
mais désastre pédéraste d’ansette merdasse d’en fer. GPT (les plombs) dans les skibiditoilettes
ailés zozios ce con plait zizi Vomi(caka)pipi Sa tamuse Muse muse ? Boufffe tàl lange
Qell faim 2 merd